Prix Alfred-Gamelin
Récipiendaire 2023 – L’Ascension
Alice Labelle et Martine Labelle
La Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides est fière d’avoir récompensé mesdames Alice et Martine Labelle pour les efforts de conservation du magasin général Labelle, situé au 5 rue Principale O., à L’Ascension.
Hélène Beauchamp et Christian Pilon
La Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides est fière d’avoir récompensé Mme Hélène Beauchamps et M. Christian Pilon pour les efforts de conservation de l’ancienne ferme forestière « La Ferme d’en Haut », située au 273 chemin des Iles, à L’Ascension.
Mélanie Bigras et Hugo Tremblay
La Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides est fière d’avoir récompensé Mme Mélanie Bigras et M. Hugo Tremblay pour les efforts de conservation de l’église de L’Ascension, située au 57 rue de l’Église, à L’Ascension
Les terres Wakenda
La Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides est fière d’avoir récompensé Les terres Wakenda pour les efforts de conservation de l’ancien magasin général Sarrazin, situé au 67 rue de l’Hôtel de ville, à L’Ascension.
Récipiendaire 2021 – Rivière-Rouge
La Corporation des gares des Laurentides
Pour avoir préservé les gares des Laurentides. En 1985 est mis sur pied le Mouvement de survie des gares, incorporé officiellement en 1987 sous le nom de Corporation des gares des Laurentides. L’organisme est à l’origine de la conservation des gares du chemin de fer du Petit Train du Nord. Grâce à elle, la population des Laurentides peut toujours admirer bon nombre de ces bâtiments patrimoniaux d’importances.
Récipiendaire 2020 – Mont-Laurier
La Ville de Mont-Laurier
En 2011, les Bénédictines s’engagent dans la vente de leur beau domaine. Heureusement, la Ville de Mont-Laurier y installe l’Hôtel de Ville en octobre 2013 suite à des rénovations qui conservent le patrimoine de cette bâtisse et le met en valeur. Ce prix récompense aussi l’exposition permanente en mémoire des sœurs Bénédictines.
Récipiendaire 2019 – Ferme-Neuve
Maison Lyse-Beauchamp
Pour la rénovation de l’Hôtel Isaïe-Godmer en préservant son caractère original.
Récipiendaires 2018 – Mont-Saint-Michel
Madame Diane Lavoie et Monsieur André Lareau
Pour la rénovation de la maison Edelmard Raby en préservant son caractère original.
Récipiendaire 2016 – La Macaza
Mme Johanne Leduc
Pour les démarches entamées afin de préserver le bâtiment de la vieille école et d’y établir une maison de la culture, 67 rue des Pionniers, La Macaza.
Récipiendaire 2015 – Chute-Saint-Philippe
Municipalité de Chute-Saint-Philippe
Pour la municipalisation et la préservation de l’église de Chute-Saint-Philippe, 603 Chemin du Progrès, Chute-Saint-Philippe.
Récipiendaires 2014 – Rivière-Rouge
Pourvoirie Cécaurel
Pour la conservation de bâtiments historiques ayant servi de camp aux draveurs du réservoir Kiamika et qui abrite maintenant le Centre d’interprétation de la drave, 16512 chemin du Lac Kiamika, Rivière-Rouge.
Mme Louise L’Escadre
Pour la conservation de la Maison Morrissette, 47 rue Labelle Sud, Rivière-Rouge.
Mme Jeannine Cyr
Pour la conservation de la Maison Lavoie bâtie en 1902, 1944 Boulevard Fernand-Lafontaine, Rivière-Rouge
Récipiendaires 2013 – Ste-Anne-du-Lac
Municipalité de Sainte-Anne-du-Lac
Pour la sauvegarde du Collège St-Joseph.
Pauline Thibault Bélisle, présidente de la Fabrique de la Paroisse Notre-Dame-de-la-Lièvre
Pour la sauvegarde de l’église.
Diane Doré (propriétaire actuelle)
Pour la sauvegarde de l’ancien presbytère.
Gisèle Bélisle, présidente du Club de l’Âge d’or
Pour la sauvegarde de l’ancienne salle municipale.
Récipiendaires 2012 – Notre-Dame-de-Pontmain
Paul Constantineau
Pour la maison Constantineau, 1 chemin Constantineau.
Pierre Constantineau et Mme Marjolaine Duciaume
Pour la maison Pierre Constantineau, 29 chemin Duciaume.
Yves Létourneau
Pour la maison Depratto, 1023 rue Principale.
Rémi Grenier
Pour la maison Albert Constantineau, 1014 rue Principale.
Louis-Marcel Caron
Pour la maison Louis-Marcel Caron, 385 chemin Caron.
Robert Bondu
Pour la maison Aimé Paquette, 1210 route 309 Nord.
Ghislain Collin
Pour la maison Hatché Beaulieu, 25 chemin Ayotte.
Yves Vaillancourt
Pour la maison Yves Vaillancourt, 1009 rue Principale.
Mme Lucie Gougeon
Pour l’Auberge de la Presqu’Île, 1001 rue Principale.
Louis Bondu
Pour la Quincaillerie H. Bondu, 1020 rue Principale.
Luc Bondu
Pour le Chalet des Bouleaux, 995 Route 309.
Mme la Mairesse, Lyz Beaulieu
Pour l’ancien presbytère, 5 rue de l’Église.
Gérard Constantineau (La Fabrique)
Pour l’Église de Notre-Dame-de-Pontmain, 7 rue de l’Église.
Daniel St-Louis
Pour la croix de chemin Émile St-Louis, 54 Route 311.
Jean-Marc Bondu
Pour la croix de chemin du Lac-des-Ours.
Récipiendaires 2011 – Lac-Saguay
Monsieur Michel Champagne et Madame Huguette Limoges
Pour la rénovation et la restauration de la maison d’époque Painchaud et pour la diffusion de son histoire en la convertissant en gîte.
Récipiendaires 2010 – Mont-Laurier
La Société d’histoire et de généalogie des Hautes-Laurentides a souligné le 125e anniversaire de Mont-Laurier en donnant une place de choix à une de ses plus anciennes industries : La Briqueterie du Rapide-de‑L’Orignal. Les récipiendaires du prix Alfred-Gamelin de 2010 sont tous propriétaires d’une bâtisse recouverte de briques fabriquée par cette briqueterie.
Court historique de la Briqueterie du Rapide-de‑L’Orignal :
Puisque l’argile abonde au Rapide-de‑L’Orignal, en 1905, le docteur Oscar Godard, le curé Joseph-Alphonse Génier et l’entrepreneur Adolphe Savaria s’associent pour exploiter une briqueterie que les gens vont rapidement appelée « la Briquade ».
On retrouve encore aujourd’hui plusieurs maisons et édifices publics qui sont encore complètement ou partiellement habillés de ces briques.
Monsieur Mario Garneau
Pour la préservation de l’ancienne école Courtemanche, 3786 route Eugène-Trinquier, Mont-Laurier.
Messieurs Yvan et Luc Grenier
Pour la sauvegarde de la maison Joseph Grenier bâtie en 1903, 2721 route Eugène-Trinquier, Mont-Laurier
Joseph Grenier quitte Sainte-Agathe en 1896 pour venir s’installer au Rapide-de‑l’Orignal. L’année suivante, il épouse Donalda Dufour qu’il amène vivre au Haut de la Tortue et avec qui il aura 16 enfants dont la majorité feront leur vie dans la région. En 1900, il est inspecteur de voirie et fabrique aussi des cercueils.
Monsieur Guy Venne
Pour la préservation de la Maison Magloire Venne bâtie en 1905, 2116 route Eugène-Trinquier, Mont-Laurier.
Magloire Venne arrive au Rapide de l’Orignal en 1906 avec sa seconde épouse, Mathilda Riopel, et leurs enfants, Il devient cultivateur. Les enfants issus de sa première union avec Célina Lefrançois. Arthur, Evelina et Emma, se sont également installés à Mont-Laurier.
Pour la préservation de la maison Adélard Campeau bâtie en 1928, 1860 route Eugène Trinquier, Mont Laurier.
Adélard Campeau était horloger de métier avant de devenir cultivateur au Rapide de l’Orignal. Il épouse, en 1908, Dorina Sanche. Leur fils Ernest, célibataire, habita lui aussi la maison de nombreuses années. Lors de travaux sur le terrain, ils ont découvert les restes d’un petit moulin à scie. Les briques de la briqueterie du Rapide-de‑L’Orignal qui recouvrent cette maison construite en 1928 seraient parmi les dernières fabriquées par la briqueterie.
Nathalie Poudrier et Sylvain Courtemanche
Pour la sauvegarde de la Maison Origène Thibault bâtie vers 1905, 855–857 rue de la Madone, Mont-Laurier.
Origène Thibault reçoit en 1905 en donation de la part de son père François Thibault le terrain et la maison. Lui et sa femme, Malvina Désourdis, y vivent jusqu’à sa vente le 10 juin 1948 à Monsieur Achille Pelletier. Celui-ci la revend à Monsieur Maurice Desormeaux qui y apporte des rénovations afin de la remettre comme à son origine avant de la revendre la Madame Nathalie Poudrier et Monsieur Sylvain Courtemanche.
Extraits du contrat de donation entre François Thibault et son fils Origène :
« L’an mil neuf cent cinq, le dernier jour du mois de janvier. Devant Me Anthime Dubreuil, soussigné, notaire pour la province de Québec, Canada, résidant et pratiquant au Rapide de l’Orignal, dans le canton Campbell, de ladite province.
A Comparu :
Monsieur François Thibault, bourgeois, du canton Campbell.
Lequel a, par les présentes, fait donation entre vifs & irrévocable, avec garantie contre tous troubles et évictions, à monsieur Origène Thibault, son fils, cultivateur du même lieu, présent & acceptant, savoir :
1- D’un lot de terre connu & désigné sous le numéro vingt-six (26) du premier rang du dit canton Campbell.
2- D’un lot de terre connu et désigné sous le numéro 26 de deuxième rang du dit canton Campbell. Avec les bâtisses dessus érigées.
3- De tous les biens mobiliers de nature quelconque appartenant au donateur qui se trouvent sur les dits immeubles ou dans leurs dépendances. Le tout sous la réserve de l’usufruit ci-après exprimée. Ainsi que le tout se poursuit & comporte & dont le donataire se dit satisfait pour l’avoir vu & visité.
Les immeubles sus décrits appartenaient au donateur pour lui avoir été octroyés par le gouvernement de cette province en date du vingt & un novembre dernier. (…)
La présente donation est faite aux conditions suivantes que le donataire s’est obligé d’exécuter à l’avenir sur les dits immeubles.
1- D’acquitter les taxes de toute nature échues & à échoir à l’avenir sur les dits immeubles.
2- De remettre après le décès du donateur & celui de son épouse un lit garni à Élisa Thibault, épouse de Paul Turenne, & de partager par parts égales entre ladite Élisa Thibault & sa sœur Mélina Thibault, épouse de Joseph Brunet, toutes les couvertures de lits, moins celles d’un lit que le donataire gardera pour lui.
3- De fournir au donateur & à son épouse, leur vie durant, une vache laitière, la pacager et l’hiverner au foin, la remplacer en cas de mort, maladie ou infirmité. Un agneau tous les ans à la fête de Noël. Vingt cordes de bois par année, seize cordes de bois franc & quatre cordes de bois mou de deux pieds de longueur, sain & sec, & enfin soixante & quinze dollars en argent pour chacune des quatre premières années & cent dollars après les quatre première années, payables les dites sommes le quinze de mars de chaque année, à commencer le quinze mars prochain (1905) ; tous ces articles livrables au domicile du donateur & de son épouse dans le dit canton Campbell. (…)
6- De fournir au donateur & à son épouse susdite, à demande, sauf pendant le temps des récoltes, labours & semences, un cheval attelé à une voiture appropriées à la saison, pour aller où bon leur semblera.
7- D’aller chercher les provisions du donateur & de son épouse, à leur demande, & de les transporter à leur domicile, su dit canton Campbell.
8- De loger & soigner, à ses dépens, les chevaux de ceux qui viendront visiter le donateur et son épouse.
9- De faire inhumer le donateur & son épouse, à leur décès, avec un service convenable.
10- Au décès du donateur & de sa dite épouse, de faire dire pour le repos de l’âme de chacun d’eux, vingt-cinq messes basses. („,)
Dont acte :
Fait & passé au Rapide de l’Orignal susdit, en l’étude du notaire soussigné les jours, mois & an, en premier lieu ci-dessus mentionnés sous le numéro douze cent vingt-quatre de son répertoire. Et, après lecture faite, les parties ayant déclaré ne savoir signer de ce enquises par le dis notaire en présence de monsieur Joseph Forget hôtelier du Rapide de l’Orignal, ce dernier a signé comme témoin avec le notaire soussigné & en sa présence.
Joseph Forget
Anth Dubreuil N.P.
Madame France Lee et Monsieur Pierre-Marc Deslongchamps
Pour la conservation de l’ancienne Banque d’Hochelaga, 469 rue de la Madone, Mont-Laurier.
Édifice construit par Samuel Ouellette en 1912, elle est alors la première succursale bancaire à Mont-Laurier aux coins des rues du Pont et de la Madone. On comptait à l’ouverture un directeur et trois employés. Elle fusionna avec la Banque Canadienne Nationale qui y demeure quelques années avant de construire un nouvel édifice de l’autre côté de la rue du Pont. Elle cède alors la bâtisse à la Ville de Mont-Laurier qui y loge la bibliothèque municipale entre 1974 et 1989. La bâtisse devient alors la propriété de Madame France Lee et Monsieur Pierre-Marc Deslonchamps qui y installent leur clinique d’optométristes Iris. Seul l’arrière de la bâtisse est toujours recouvert des briques de la briqueterie.
Commission scolaire Pierre-Neveu
Pour la conservation de l’ancienne Académie du Sacré-Cœur, 525 rue de la Madone, Mont Laurier.
Aujourd’hui le Centre administratif de la Commission scolaire Pierre-Neveu, la bâtisse fut érigée en 1914 pour y loger la nouvelle Académie commerciale du Sacré-Cœur dirigée par les Sœurs de la Providence qui y dispensent également l’enseignement. Elles furent remplacées par les Sœurs de Ste-Croix. Seule la partie arrière de l’édifice (l’école primitive) est toujours recouverte de ces briques.
Messieurs Alain Roy et Serge Marcil
Coin de la Madone et Chasles.
Construit en 1911, l’imposant édifice abritait les bureaux et les magasins de la compagnie James MacLaren. Celle-ci y logea également les bureaux de Lièvre River Telephone lorsque la téléphonie arrive à Mont-Laurier. A partir de ses bureaux, la compagnie James MacLaren, dont le bureau-chef est à Buckingham, gère ses camps de bûcherons et la coupe des arbres sur un immense territoire. Aujourd’hui l’édifice abrite divers commerces et une étude de notaire.
Madame Morgan Gutsche
Pour l’ancienne École Massé, 58 rue Frédéric-Desabrais, Mont-Laurier.
Construite sur un terrain offert par Aristide Massé, à quelques pas de sa résidence, cette école portait le nom de Saint-François-Xavier.
Monsieur Jacques Scott
Pour la conservation de la maison Isidore Gauthier, 600 rue Frontenac, Mont-Laurier.
Arrivé de Saint-Sauveur des Monts, en 1893, avec ses fils Cléophas et Rodrigue, il achète un terrain des frères Fortier, depuis la côte du pont jusqu’aux deux îles en aval de la rivière.
Colon-défricheur, il cède une partie de son lot 23 du rang 1, Canton Campbell, pour la construction de l’église paroissiale, de l’évêché, de la cathédrale et du premier Séminaire Saint-Joseph.
Madame Yolande Lauzon
Pour la maison d’Antoine Larocque, 393 rue Crémazie, Mont Laurier.
La charmante petite maison, construite en 1910 par Antoine Larocque, plombier et inspecteur municipal dans les années 1920. Son employé, le ferblantier Régimbald, achète son entreprise en 1921.
Récipiendaires 2009 – Notre-Dame-du-Laus
Monsieur et Madame Gérald et Ninon Larocque
Pour la conservation de l’écurie bâtie en 1925 par la famille Vincent.
Restaurée par la famille Larocque, le couple y entrepose des objets anciens.
Monsieur Roger Gougeon
Pour la conservation de la petite maison des Cèdres bâtie en 1915 par Duma Charrette et sa famille : Léo, Edmond, Berta et Léonie.
Madame Élise Leclair y vécut par la suite avec ses enfants. Son allure d’antan sauvegardée par Roger Gougeon, cette maison fut l’inspiration de plusieurs peintres de la région et en particulier Guy Laliberté qui en a fait un thème primordial de son œuvre.
Monsieur Paul Cyr
Pour la restauration de sa maison bâtie en 1905 comme elle était originalement.
Monsieur Mario Daoust
Pour la boulangerie Daoust fondée en 1948
La première propriétaire fut Jeannette Daoust avec ses fils Gaston, Yoland et Gaétan. Mario Daoust, fils de Gaétan, est propriétaire depuis 10 ans et continue la tradition avec les mêmes recettes d’antan. Son four artisanal est un des plus vieux fours au Québec.
Paroisse Notre-Dame-de‑L’Espérance
Pour la sauvegarde de l’église bâtie en 1885.
Elle fut agrandie à deux reprises, une première fois en 1898 puis en 1917. C’est un monument d’architecture rurale, construit par de simples ouvriers du pays. Les travaux furent dirigés par le premier curé, Eugène Trinquier, qui a avancé l’argent nécessaire. En 1998, le curé André Dion a restauré l’église avec l’aide des marguilliers.
Municipalité de Notre-Dame-du-Laus
Pour la préservation du presbytère construit en 1932 par Wilfred Lefebvre.
Le presbytère abrite aujourd’hui les locaux de la municipalité qui l’a désigné zone patrimoniale. Dans la salle de réunion, on retrouve les photos de tous les maires de Notre-Dame-du-Laus depuis 1884.
De plus, le maire actuel, Monsieur Ken Ménard, a fait exposer au bureau d’accueil d’information touristique du village un bateau de la drave afin de représenter le travail de nos ancêtres sur la rivière la Lièvre.
Monsieur Royal Larocque
Pour la préservation d’une ancre de bateau de drave.
Ce témoin du passé qui rappelle le travail de nos ancêtres qui faisaient la drave sur la Lièvre est exposé devant la maison située au 32, rue Principale.
Monsieur Royal Larocque
Pour la préservation d’une ancre de bateau de drave.
Ce témoin du passé qui rappelle le travail de nos ancêtres qui faisaient la drave sur la Lièvre est exposé devant la maison située au 32, rue Principale.
Récipiendaires 2008 – Nominingue
Monsieur Jean-Pierre Pilon
Représentant de la Fabrique St-Ignace de Nominingue.
Église construite en 1894 et Presbytère St-Ignace bâti en 1911. Monsieur Pilon fut responsable de la rénovation majeure de l’église en 2007 et a préservé son caractère historique.
L’église et le presbytère en 1940
L’église et le presbytère en 2008
Les Apôtres de l’Amour Infini
Pour la restauration et la préservation du Monastère de l’Immaculé-Conception et la chapelle bâtie en 1911
Le Monastère et la chapelle en 2008
Le Club de l’Âge d’Or de Nominingue
Pour la conservation de l’ancien Hôtel de ville bâti en 1906
Baptisé « La Rescapée »
Monsieur Guy Bédard et Madame Diane Gagnon
Pour la conservation du Provincial Art construit en 1899.
Daniel Généreux, Louis Généreux et Charles Grenier
Pour la préservation du Marché Généreux qui a été restauré et amélioré tout en conservant son caractère historique.
Monsieur Yvon Massé
Pour la conservation de la Villa Bellerive construite en 1895 et son œuvre d’accueil des touristes à Bellerive.
1895
1951
2008
Monsieur Ignace Denutte
Pour la préservation du magasin général Giroux et du bureau de poste construit en 1920.
Devenus l’Auberge “Chez Ignace”, lieu chaleureux et convivial.
Monsieur Alexandre de Tonnancour et Madame Caroline Dubé
Pour la conservation de l’ancien hôtel Godard rebaptisé « L’Auberge de la Vieille Gare de Nominingue ».
Frère Louis Dulude
(Communauté des Frères de Sainte-Croix)
Pour la conservation de la maison de repos de la communauté bâtie en 1914 et baptisée Notre-Dame-de-Bellerive.
Comité des gares de Nominingue
Pour la préservation de la gare bâtie en 1904.
Les Gardiennes de la Mémoire
Madame Rita Charette Croisetière et son comité d’horticulture ont fait revivre ces meules oubliées, avec l’aide du sculpteur Monsieur Daniel Poulin.
Récipiendaires 2007 – Kiamika, Lac-du-Cerf, Val-Barrette
Monsieur Alain Lachaine
Pour la conservation d’une grange-étable, Kiamika.
La Fabrique de la paroisse Saint-Gérard Majella
Pour la conservation d’un charnier, Kiamika.
Frank, Joseph et Bruno Simoene
Pour la conservation de la Maison Dumas au 87, Chemin Adolphe-Chapleau, Kiamika.
Isabelle et Mélanie Diotte
Pour la maison Diotte, hier et …aujourd’hui, Kiamika.
Madame Josée Lacasse
Pour la maison Lacasse, Kiamika.
Monsieur Julien Maillé
Pour la maison Joseph Guérin, Kiamika.
Pascal Lachaine et Marie-Pierre Coursol
Pour un complexe agricole à caractère historique, Kiamika.
Monsieur Jean-Pierre Pilon
Pour la maison du 238 chemin Chapleau, Kiamika.
Réjeanne Bélec et Émile Raymond
Pour la croix de chemin du Lac François, Kiamika.
Monsieur Bernard St-Jean
Pour une croix illuminée sur la montagne, Kiamika.
Monsieur Claude Meloche
Pour la croix de chemin, Kiamika.
Monsieur Ronald Valiquette et Madame Lorraine Décarie
Pour la maison Bondu, Lac-du-Cerf.
La municipalité de Lac-du-Cerf
Pour la conservation d’un fumoir à jambon.
Madame Angèle Cyr et Monsieur Daniel Martin
Pour la conservation d’une croix de chemin, Lac-du-Cerf.
Mesdames Rollande et Carmen Guérin
Pour la conservation de la maison Ned Guérin, Val-Barrette.
Madame Élisabeth Chase
Pour la maison Rose Guérin, Val-Barrette.
Madame Madeleine Warren et Monsieur James Arsenault
Pour la conservation de l’ancien presbytère de Val-Barrette.
Hier et …aujourd’hui.
Monsieur Serge Gauthier
Pour la maison Johnny Sigouin, Val-Barrette.
Madame Lucie Saint-Louis et Monsieur Christian Sigouin
Pour la conservation d’une clôture de perche installée sur leur ferme, anciennement propriété de Raymond et Aurore Sigouin, Val-Barrette
Ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs
Pour la conservation du barrage Zotique Reno, Val-Barrette.
Monsieur Valmore Meilleur
Pour la conservation du barrage Adrien Meilleur, Val-Barrette.
Municipalité de Val-Barrette
Pour la conservation d’une croix sur la montagne.
Récipiendaires 2006 – Chute-Saint-Philippe, Mont-St-Michel, Lac-Saint-Paul
Municipalité de Chute Saint-Philippe
Pour sa contribution à la conservation du pont couvert Armand-Lachaîne et de la croix de chemin érigée sur le circuit pédestre près du belvédère.
Pierre Duguay et Madame Yolande Forcier
Pour la reconstitution d’un village amérindien, Le Village Tee-Pee La Bourgade.
Monsieur Patrick Lavallée
Pour la conservation d’une maison de bardeaux.
Monsieur Gilbert Millaire
Pour la conservation de la maison Honorius Labelle.
Municipalité de Lac Saint-Paul
Pour la conservation d’une croix de chemin.
Jean-Claude Doré
Pour la conservation d’une croix de chemin.
Omer Quevillon
Pour la conservation d’une croix de chemin.
Michel Lefrançois et la Fabrique de la paroisse de Sainte-Anne-du-Lac.
Récipiendaires 2005 – Des Ruisseaux
Madame Monique Bégin et Monsieur Roger Langevin
Pour la conservation de l’ancienne école de brique Richer.
Le prix fut remis à sa fille Geneviève qui a lu une lettre de M. Langevin à l’assemblée :
« Madame la Présidente et amis de la Société historique,
Il s’en est fallu de peu que je puisse me rendre aujourd’hui à St-Jean-sur-le-Lac recevoir les Prix Méritas et Alfred-Gamelin. Cela aurait été avec grande joie, croyez-moi.
Le Prix Alfred-Gamelin m’a beaucoup surpris, je l’accepte volontiers avec joie tout en regrettant que ce prix ne soit pas alloué au couple Bégin-Langevin plutôt qu’à moi seul.
Car c’est d’abord Monique qui, en 1964, a eu l’idée lumineuse de faire de cette ancienne école notre lieu de vie. C’est donc grâce à elle que, pendant près de vingt ans, notre famille a habité le rang des Richer, selon l’expression utilisée en ce temps-là. Cette résidence et nos serviables voisins nous auront toujours été bénéfiques. Au point que nous avons pris la décision de la conserver comme maison de campagne, au grand bonheur de nos quatre enfants et huit petits-enfants qui, en hiver et en été, pourront momentanément y venir vivre ensemble. Ainsi, l’ancienne école Richer retrouvera-t-elle un peu de sa vocation première, celle d’abriter une génération d’enfants de tout âge, réunis dans une même classe « à plusieurs divisions » comme c’était la coutume à l’époque.
L’histoire, qu’elle soit grande ou petite, ne cesse de se répéter, avec des différences toutefois qu’il est bon de ne pas oublier, afin de pouvoir faire le tri entre le valable, le souhaitable et le regrettable. Cette mission de conservation de mémoire, si éclairante pour notre avenir collectif, voilà qui est celle de notre Société historique de la région de Mont-Laurier. Un grand merci aux personnes dévouées qui travaillent dans cet organisme, et en particulier à notre cher Luc Coursol, à qui je demanderais de me faire parvenir copie de sa conférence sur « L’étrange destin municipal de Mont-Laurier ».
Bonne journée à vous tous et longue vie à la Société historique !
Roger Langevin
Madame Denise Cloutier et Monsieur Christian Bolduc
Pour avoir redonner vie à une maison d’époque à la suite de minutieuses recherches, 2206 chemin de l’Église, Des Ruisseaux.
« À l’automne 1978, nous nous installons, Christian et moi, à Mont-Laurier pour débuter nos carrières, se marier et fonder une famille. Nous cherchons tout l’automne et tout l’hiver un lot, une maison, une terre pour nous établir. Nous aimons par-dessus les maisons anciennes mais n’en trouvons pas.
Au printemps 1979, nous nous portons acquéreurs d’une terre dans le rang 6 (chemin de l’Église sud), appartenant à M. Samuel Gaudreault. Après notre mariage le 14 juillet 1979 et après notre voyage de noces en Acadie, là où foisonnent des milliers de maisons en bardeaux de cèdre, nous commençons la construction de notre maison « ancienne ». Je fais un plan et voilà que le 26 août 1979, le trou pour la cave est creusé. Bloc par bloc, Christian monte le solage. Ensuite, les murs s’élèvent pour finir par un toit de tôle à baguettes. Il apprend tout au fur et à mesure grâce aux bons conseils de son père Réal Bolduc très habile en construction. A l’intérieur nous voulons que la chaleur du bois règne; les planchers sont faits en planches de pin de Colombie larges de 6 pouces déposées sur des grosses poutres de huit pouces. Le rez-de-chaussée comprend une rallonge à l’arrière de la maison, ce qui donne l’aspect à l’extérieur d’une ancienne cuisine d’été dans les maisons d’époque.
Quelques années plus tard, nous procédons à la finition extérieure. Nous posons bardeaux par-dessus bardeaux. Un menuisier vient faire le toit avant de la galerie. M. Jean-Paul Bélanger vient couvrir le toit de la galerie en tôle à baguettes et nous finalisons le tout avec la rampe en poteaux tournés fabriquée par un ébéniste de Ferme-Neuve, M. Denis Gauvreau. Lui seul a un tour de bois de 8 pieds dans la région, lui seul pouvait nous tourner ces magnifiques poteaux. À l’été 2000, Christian et notre deuxième fils, Augustin, enjolivent les cadrages des fenêtres par de beaux cadrages découpés dans du pin.
Nous sommes fiers de notre réalisation. Quand nos trois garçons viennent nous visiter, la première chose qu’ils disent en arrivant, après leur bonjour, c’est : « Hé que c’est beau votre maison, c’est un vrai chef‑d’œuvre ici! ». Et puis quand des personnes arrêtent chez nous ou nous abordent pur nous demander : « Est-ce que c’est une vieille maison que vous avez rénovée ? », nous répondons, le sourire en coin, « Oui, c’est la maison de Denise Cloutier et Christian Bolduc ! »
Denise Cloutier
Madame Fernande Mireault et Monsieur Jean Perron
Pour la conservation de la maison de bardeaux Alcide Daviault et Marie-Ange Coursol.
Monsieur Réjean Sarrazin
Pour la conservation du chalet de bardeaux de Léopold Florant.
Madame Cécile Lamoureux Cloutier
Pour la conservation de la croix de chemin, Rang 5 Nord, Des Ruisseaux.
Mme Lélianne Légaré Boucher
Pour la conservation de la croix de chemin, 4183 chemin du Lac Nadeau, Des Ruisseaux.
Madame Jocelyne Richard et Monsieur Normand Forget
Pour la conservation de la croix de chemin, Rang 5 sud, montée Lanthier, Des Ruisseaux.
Madame Diane Cyr
Pour la Maison Joseph Marcotte et Rosanna Larocque, Des Ruisseaux.
Madame Chantal Bouladier et Monsieur Serge St-Germain
Pour la conservation de la maison de bois équarri Tourangeau, remontée pièce par pièce, à la suite d’intensives et minutieuses recherches.
Récipiendaires 2004 – St-Aimé-du-Lac-des-Îles
Madame Martine Latour
Pour l’École de la Vallée de Josaphat, Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles.
L’école de la Vallée à Josaphat a été construite en 1921; l’extérieur est fini de planches et d’un toit de tôle. Dans les « années 30 », elle fût recouverte de papier brique. Le 28 juillet 1958, quelques années après sa fermeture, l’école est vendue par la municipalité à Mme Jacqueline Lamarre. Celle-ci et son mari rêvaient alors d’en faire leur demeure, mais la mort emporta le mari et leur rêve commun de transformer l’école en maison.
Quelques années plus tard, Mme Lamarre se remarie avec Monsieur Danielnski et ils construisent une maison neuve à une centaine de mètres de l’école. En 1960, la dame propriétaire refait une beauté à l’école. Prélarts, peinture et quelques meubles transforment au minimum l’école en une maison secondaire qui servira à recevoir la visite et la famille. En 1987, séduite par le pittoresque des lieux, Mme Latour achète l’école. Mme Lamarre, contrainte de quitter les lieux en raison de la maladie de son mari, avoue qu’elle est soulagée de vendre à une femme qui, comme elle, apprécie la richesse de ce témoin de notre histoire. On y retrouve encore aujourd’hui l’architecture typique des écoles d’antan : une salle de classe au haut plafond et finie en bois de « V » qui débouche sur les modestes appartements de la maîtresse (cuisine et chambre). Plusieurs grandes fenêtres fournissent un bon éclairage à la classe, au centre de laquelle on retrouvait le poêle à bois. À l’arrière de l’école, un appentis (ou petit hangar) abrite le bois de poêle et la toilette sèche.
Monsieur Gaston Maillé et Madame Francine Ouellette
Pour la Maison et le bâtiment de ferme d’Adjutor Blais, Saint-Aimé-du-Lac-des-Îles.
Récipiendaires 2003 – Mont-Laurier, Des Ruisseaux, Notre-Dame-de-Pontmain, Kiamika
Clifford Mielke et Mme Huguette Yale
Pour la Maison William Yale, Des Ruisseaux.
William Yale arrive de Berthier en novembre 1897, avec son épouse, Annie Masse, et leurs enfants. Ils s’installent alors dans le canton Robertson, aujourd’hui Des Ruisseaux. Ils construisent une maison de briques qui est la proie des flammes. Elle est reconstruite en 1903 sur les bords du Lac-des-Iles. La famille compte alors sept enfants. La terre ne produisant pas assez d’argent pour nourrir sa famille, William va travailler à l’usine de Saint-Jérôme. Il revient en 1910 pour s’établir définitivement sur ses terres. Il achètera du gouvernement six autres lots, en vue d’établir ses garçons. Le 12 janvier 1916, William meurt à l’âge de 59 ans. Son épouse lui survivra 23 ans au cours desquelles elle demeure dans la maison de briques en compagnie de ses jeunes fils. La terre passe alors à son fils Alfred, puis à son autre fils Georges. Au décès de celui-ci en 1955 et de l’épouse de celui-ci, Aurore, en 1988, c’est Huguette Yale et Clefford Mielke qui achètent la maison ancestrale.
Monsieur Yves Poupart
Pour la Maison Alfred Fortier, Mont-Laurier.
Richard Lanthier
Pour la Maison Gervais Dumoulin, Mont-Laurier.
Mme Pierrette Falardeau Hatin
Pour la Maison Arthur Hatin, Des Ruisseaux.
La maison fut construite en 1925, sur la rive de la rivière de la Lièvre, par Arthur Hatin et son épouse Rose-Alma Piché. Arthur avait hérité de la terre de son père Onésime. Le couple aura onze enfants dans cette maison de style victorien. Recouverte de la brique fabriquée par la Briqueterie du Rapide-de‑L’Orignal (Mont-Laurier), elle compte huit pièces. Lorsque leur fils Antonio se marie avec Pierrette Falardeau, Arthur et Rose-Alma leur cède la maison et viennent s’établir à Mont-Laurier. Il y a peu de modifications apportées à la maison, hormis la galerie.
Dr Charles Bertrand
Pour la Maison Pierre Beaulieu, Notre-Dame-de-Pontmain.
Une première maison est construite par André Beaulieu pour y loger les chasseurs, pêcheurs et draveurs. Dès le début, le site est habité par une maison de pension.
En 1933, le fils d’André Beaulieu, Pierre, y construit la maison qu’on peut admirer encore aujourd’hui. 17 pièces attendent toujours alors les villégiateurs. Il en coûte alors 1 $ par nuit, trois repas compris ! Une entente avec la compagnie forestière James MacLaren y établit la grande maison de pension comme centre des activités de flottage de bois de la région. On y reçoit parfois jusqu’à 60 travailleurs. Après avoir appartenu au célèbre chanteur Claude Gauthier, elle est aujourd’hui la propriété du Dr Charles Bertrand qui lui a conservé sa vocation première : un bon gîte dans un décor paradisiaque.
Monsieur Louis-Pierre Coursol et Madame Rachel Samson
Pour la 2e maison de Solime Alix, Mont-Laurier.
Après avoir habité tout près d’une quarantaine d’années dans leur première maison – classée Monument historique en 1884 – Solime Alix et son épouse Léonide Hudon, entreprennent la construction d’une deuxième maison sur le côté opposé de la rue du Portage, en 1926. Lorsque celle-ci est assez avancée, le couple s’y installe. Maître de poste depuis les touts débuts de la colonie, Solime Alix transporte l’annexe, construite vers 1895 qui servait alors de bureau de poste, pour l’annexer à sa nouvelle maison. Mais le couple ne vivra que peu de temps dans leur nouvelle résidence. Solime décède après quelques mois et son épouse l’année suivante. Leur fille Ruth qui vivait avec eux, continue de l’habiter avec son mari Adrien Thibault et sera maîtresse de poste jusqu’en 1968. L’annexe sera alors déménagée chez Édouard Boucher, sur la rue de la Montagne.
Monsieur Eddy Vanier et Madame Darquise Lauzon
Pour la Maison Jean-Baptiste Groulx, Des Ruisseaux.
Construite il y a plus d’un siècle, soit vers 1890, par Jean-Baptiste Groulx et ses fils, elle devient la propriété de Joseph Groulx, puis celle de son frère Alfred, du notaire Abel L’Allier, d’Henri Gagnon, de la famille Beauchamp, avant d’appartenir à Eddy Vanier et son père Léon. La maison est sise sur une terre de 230 acres dont 108 est vouée à la culture et au bétail.
Monsieur Christian Coursol et Madame Stéphanie Dufour
Pour la Maison Xavier Courtemanche, Des Ruisseaux.
Monsieur Jean-Guy Desjardins et Madame Monique Lussier
Pour la Maison Noé Bélanger, Des Ruisseaux.
Monsieur Gaston Saint-Louis
Pour la Maison Moïse Saint-Louis, Kiamika.
Récipiendaires 2002 – Mont-Laurier, Beaux-Rivages
Monsieur et Madame Maurice Boivin
Pour la maison Joseph Dumoulin, selon des plans d’Alfred Gamelin.
Joseph Dumoulin est arrivé dans la région avant son mariage pour travailler comme barbier, métier qu’il avait appris à Labelle. Lorsqu’Il épouse Mlle Elva Bélec, le 8 octobre 1917, le couple prend possession d’une maison de briques où demeurait auparavant une coiffeuse. La bâtisse appartenait alors à Me Ernest Charrette, avocat. Le premier salon de barbier de Joseph Dumoulin est ouvert dans l’hôtel de Zotique Raymond sur la rue de la Madone (Jean-Coutu auj.) qui est la proie des flammes; le salon déménage alors chez Aldéric Lauzon, sellier, à côté de la Banque Canadienne Nationale, où M. Dumoulin tiendra son salon de barbier pendant plus d’un quart de siècle.
Monsieur et Madame Marcel Lauzon
Pour la maison Émile Lauzon, selon des plans d’Alfred Gamelin.
La maison Émile Lauzon est intimement liée à celle du magasin général qui la jouxte. Construite en plusieurs étapes, la maison Lauzon est habitée par cette famille dès 1912, époque où Émile se porte acquéreur du magasin et de la maison. Les bâtiments avaient été construits par Magloire Gauthier et étaient à l’origine, en plus de la maison, un petit centre commercial où il installe son magasin. Lorsqu’il arrive de Sainte-Agathe, le jeune Émile Lauzon lui loue. Puis en 1909, il épouse Alma Pilon. Il achètera tour à tour le magasin général, la boutique de forge, celle du sellier, la fromagerie et la maison.
La maison subit de nombreuses améliorations au cours des années. Désirant la rendre encore plus belle, M. Lauzon retient les services de l’architecte Alfred Gamelin pour la rénover en 1933. Après ces rénovations, la maison, de style victorien, comportera 22 pièces. Le chêne doré y est abondamment utilisé. L’ornementation comporte des volutes qui parent les colonnes des portes d’arches, des dentelles sur l’escalier central, les doubles portes sont en verre gravé. Tout pour devenir une résidence majestueuse. La maison subit à nouveau des modifications dans les années 1950 lorsqu’on lui ajoute un solarium. Le magasin général est lui aussi agrandi. En 1958, c’est Marcel Lauzon, le fils du couple Émile Lauzon et Alma Pilon, qui y demeure avec son épouse Yvette Gratton et leurs deux fils Miguël et Alain. Julie et Louis viendront agrandir la famille quelques années plus tard et naîtront dans la maison familiale. L’espace résidentiel subira à nouveaux des modifications lorsque les pièces passeront de 22 à 15 afin d’agrandir le magasin. Lorsque Marcel décide de prendre sa retraite des affaires, les espaces commercial et résidentiel sont achetés par la MRC d’Antoine-Labelle qui y conservera l’architecture d’origine.
Monsieur François Plouffe
Pour la maison Odilon Guindon, construite en 1898 à Lac-des-Écorces.
Récipiendaires 2001 – Ferme-Neuve, Mont-Laurier
Madame Dorothée McKale Lafontaine
Pour la maison Joseph Lafontaine, Ferme-Neuve.
« C’est un plaisir pour moi de recevoir ce prix Alfred-Gamelin au nom de Joseph Lafontaine et Ludivina Piché pour la conservation de cette maison.
Je m’imagine un peu tout le cœur et l’amour que ce couple y a mis pour « créer » en somme ce modèle, ce plan de maison, car vers 1906, en région de colonisation, on n’avait sûrement pas les moyens pécuniaires pour recourir à un architecte.
Dès 1908, Joseph et Ludivina et leur fils aîné, Louis‑H. né en 1908, dans la maison voisine où habitaient les grands-parents Cyrille Lafontaine et Luce Moncion, s’installèrent dans cette maison portant aujourd’hui le numéro civique « 199, 12e rue ». Les autres enfants, (5) naquirent dans cette maison.
On m’a raconté qu’au début, certaines pièces, salon, salle à manger, n’étaient pas totalement terminées (finition) ceci se fera avec du bois (frêne) coupé sur le lot, transporté à Notre-Dame-du-Laus pour y subir les transformations nécessaires et ramené à Ferme-Neuve, toujours par voie d’eau. C’est un ébéniste, un Monsieur Racine, grand-père de Henriette Racine, Madame Rémi Legault, qui a fait « la finition » encore intacte aujourd’hui.
Des modifications ont été apportées au cours des années, surtout à l’extérieur. En 1946, on a ajouté un étage sur la partie arrière et Jacques et moi y avons fait notre « nid d’amour ». Cinq enfants y sont nés et nous occupions une chambre de plus à chaque naissance et c’est ainsi qu’au grand départ des parents, nous avons occupé toute la maison.
Aujourd’hui, bien que seule, j’habite encore cette grande maison, je m’y plais, elle me parle… Les enfants, petits-enfants, neveux, nièces sont toujours contents de venir saluer « ma tante » dans l’atmosphère chaleureuse que les murs de cette maison dégagent. »
Dorothée McKale Lafontaine
Monsieur Jérôme Dufour
Pour La Concerne, Ferme-Neuve.
La Ferme Neuve de la Montagne qui mesurait 300 acres a été fondée par la Cie James MacLaren en 1860 pour desservir ses nombreux chantiers forestiers et fournir du fourrage aux animaux et de la nourriture à ses bûcherons. En plus d’une grande maison, la Ferme contenait plusieurs bâtiments agricoles, écuries et granges et porcherie.
Seule la maison a survécu au passage du temps. Cyrille Lafontaine, installé à Notre-Dame-du-Laus, l’achète en 1888 et y envoie son fils Léonard de 18 ans pour la gérer. Celui-ci construit en 1896 la maison de pièces qui sera la première maison de Ferme-Neuve. Elle est maintenant sise au coin de la 12e rue et 12e avenue, en face de l’église et du presbytère. Ce sera Gérard, fils de Léonard et de Maude Guérin, qui habite la maison familiale avec sa femme Albertine Demers. La famille est demeurée dans la maison jusqu’en 1989, année où elle fut vendue à Jérôme Dufour.
Monsieur Adrien Leblanc
Pour la maison Adolphe Leblanc, Ferme-Neuve.
Monsieur Adolphe Leblanc opère un moulin à scie à l’entrée du village de Ferme-Neuve, en 1901. En 1944, il passe aux mains de ses fils Cyrille et Adrien. En 1959, il est acheté par Lionel Meilleur.
Hôtel Le Havre
Pour l’Hôtel Central d’Albiny Éthier, Ferme-Neuve.
Construit avant 1910, un premier bâtiment voit le jour sous le nom d’Hotel Central. Il était alors la possession d’Albiny Éthier. Il est vendu vers 1910 à J.I. Vary puis passe à M. Laroque. Isaïe Godmer en devient le propriétaire en 1920. En 1930, il s’appelle le Château des Laurentides. Au décès de M. Godmer en 1943, ses héritiers le vendent à messieurs C. Léonard et M. Paré qui ne le conservent que quelques années avant de le revendre à Oscar Leblanc en 1950. L’hôtel connaîtra de nombreux propriétaires dans les années qui suivent : 1954, Rolland Ménard, 1960 Martial Dextrase, 1970, Robert Saint-Louis, 1989 Marcel Corbeil. En 2001, il s’appelle maintenant L’Hôtel-Restaurant Le Hâvre et est la propriété de Pierre-Luc Beauregard, France Cloutier, Alain Legault et Ginette Blondin.
Le Bar Cocasse
Pour l’Hôtel Alcide Larocque, Ferme-Neuve.
Construit par Alcide Laroque qui en fait une maison de pension, en 1932, l’immeuble devient un hôtel quand il est acheté par J. Albert Nadon. Lorsque M. Nadon et son épouse Marie-Anne Chénier se retirent des affaires en 1947, l’hôtel devient la propriété de Calixte Deslauriers qui le rebatise L’Hôtel Deslauriers. Puis l’hôtel passe entre plusieurs mains : en 1962 Jean Morin l’achète (Hôtel Morin), Jean-Marc Labelle, Gabriel et Sylvio Ouellette qui le renomme Le Club 300; suivi en 1986 par Lise Labelle et Daniel Barns qui change à nouveau son nom pour le Club Clin d’œil. En 2001, c’est Serge Labelle qui en est propriétaire et l’hôtel est devenu Le Bar Cocasse.
Monsieur Gilbert Pilote
Pour la maison Bélec, Ferme-Neuve.
Monsieur Joseph-François Girard
Pour la maison Léon Coursol, Ferme-Neuve.
Monsieur Denis Mayer
Pour la maison René Mayer, Ferme-Neuve.
Monsieur Carol Lafontaine
Pour la maison Gérard Lafontaine, Ferme-Neuve.
Madame Francine Bernier
Pour la maison Dufour, Ferme-Neuve.
Paroisse Notre-Dame-du-Saint-Sacrement
Pour le presbytère de Ferme-Neuve.
Madame Nicole Blais
Pour la maison Albert Poitras, Ferme-Neuve.
Maison bâtie par Albert Poitras dans le milieu des années 20. Les briques utilisées pour le revêtement extérieur proviennent de la briqueterie du Rapide de l’Orignal. Le solage en pierres des champs fut bâti par Monsieur Brisebois. La maison fut construite en face d’une école de rang où les filles d’Albert Poitras enseignèrent.
Robert Béland et Pierre Chartrand
Mention spéciale Pour la maison Samuel Ouellette, Mont-Laurier
Monsieur Samuel Ouellette, surnommé « Bidou », s’installe à Mont-Laurier avec sa famille en 1908, où il devient un important industriel forestier de la région, en plus d’être le maître d’œuvre de la construction d’importants bâtiments tels que la Cathédrale, l’Évêché, l’Académie du Sacré-Cœur, le premier Séminaire et l’Hôtel Central. La construction de la maison Ouellette débute en 1909 et s’est terminée en 1911. Lorsque M. Ouellette, meurt en 1932, c’est son fils Roméo qui l’habite jusqu’au 2 avril 1980. En 2001, ce sont les avocats Robert Béland et Pierre Chartrand qui y tiennent leurs activités.